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 24 hours featuring a Night Creature (solo RP)

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Selemba
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MessageSujet: 24 hours featuring a Night Creature (solo RP)   Mar 14 Avr - 20:37

Within Temptation - The Howling

Acte 1 - In the morning :
Just let me see the daylight once again…

Le bruit d’une course effrénée, guidée par la peur. La peur d’une chose terrifiante qu’il ne comprenait pas, mais qui avait l’air bien décidée à le faire disparaître de la surface de cette terre. Le jeune homme trébucha, se rattrapa, trébucha encore. Il n’arrêtait pas de se retourner. Il fuyait. Finalement, il tomba. Terrifié, il contempla avec effroi la sublime créature dont l’ombre le recouvrait petit à petit, au fur et à mesure qu’elle avançait vers lui. Elle avait faim. Dans un hurlement où se mêlait horreur et désespoir, le rêve s’acheva.

Selemba ouvrit les yeux. Dans l’obscurité, elle y voyait parfaitement bien, elle. Elle jeta un coup d’œil à son réveil, posé sur une étagère, en face de son grand lit à baldaquin. Il lui restait encore une bonne demi-heure avant d’avoir à se lever. L’immense maison des Ducs de Sangréal était plongée dans le silence. Ce serait elle la première à se lever. Elle fermât les yeux, mais elle savait qu’elle ne se rendormirait pas. Pas le temps. Selemba laissa les images du rêve se graver avec netteté dans sa mémoire. Beaucoup de gens auraient considéré ce rêve comme un cauchemar. Pas elle. Parce qu’elle, dans ces rêves-là, n’était pas celle qui courait pour sauver sa vie. Non, elle était le prédateur.

Le réveil sonna finalement. Elle se leva et passa dans sa salle de bain personnelle, où elle ne resta qu’un temps records : 15 minutes, montre en main. Selemba ne se considérait pas spécialement comme coquette, mais de temps à autre, elle aimait à se vêtir de façon… Incongrue ? Choquante ? (Pas au sens où vous pourriez l’entendre) En temps normal, quand elle avait la flemme, ou pas le temps (les deux étant souvent synchronisés), elle attrapait un banal pull, un jean encore plus banal, et l’affaire était faite. Puis il y avait les jours comme celui-çi. Les jours où elle se sentait en forme, de bonne humeur, et surtout quand elle avait envie de s’amuser. Quand elle avait envie qu’on la remarque. C’étaient là les deux aspects fort contradictoires de sa personnalité. En fait, le premier aspect était dû à son pourcentage d’hybridation dont personne n’était sensé être au courant, le deuxième…Le deuxième c’était elle. Ce qu’elle aimait être. Ses parents ne désapprouvaient pas ce style, car ainsi vêtue, elle pouvait faire passer ses crocs pour un accessoire. De son point de vue, c’était parfait, sauf qu’elle n’avait pas la motivation de s’habiller comme ça tous les jours, et donc, les jours où elle se fringuait normalement, elle tâchait de faire oublier les deux longues canines qui dépassaient sur les côtés de sa bouche. Mais pas aujourd’hui.

La jeune femme plongea dans les tréfonds de son dressing, à la recherche de l’inspiration. Heureusement, Selemba était une jeune femme prudente, elle se levait suffisamment tôt pour s’accorder un temps de réflexion. Elle farfouilla de droite et de gauche, pour finir par tomber sur une chemise blanche, à jabot et manchons de dentelle. Hum… Elle farfouilla encore, et mit la main sur une jupe rose pâle, avec des motifs tapisserie, et des bas blancs. Elle se demandait toujours si les motifs de sa jupe avait un vrai nom, mais comme elle n’avait jamais trouvé la réponse à cette question, pour elle, c’était la jupe à motifs « tapisserie ». Point.

Bref. Une fois vêtue, elle part, en saluant ses parents au passage. A la station de myria-train, il y a 10 minutes d’attente, aussi choisit t’elle de marcher, car elle est confortablement chaussée et compte en profiter, le temps est au beau fixe, elle ne risque rien. Il lui faut une bonne demi-heure pour arriver à l’académie : le Old Sandhurst College. Le haut portail de l’académie la domine de toute sa hauteur, mais la jeune femme n’est guère impressionnée, même si c’est vrai que la première fois elle l’était. D’un air parfaitement indifférent, elle franchi l’immense portail. A l’intérieur, il fait frais, et la vision de Selemba savoure l’obscurité reposante, comparé au soleil dehors. Malheureusement, ce répit n’est que de courte durée, car la jeune femme passe aussitôt dans le jardin intérieur. De là, elle constate qu’il lui reste encore une petite demi-heure avant le début de son premier cours. Elle s’allonge paresseusement dans l’herbe, et songe enfin à allumer son téléphone portable dernier cri. Un cadeau de son cousin Axelandre, pour ses dix-huit ans. Justement, il lui avait envoyé un message. Elle l’ouvrit, et lui répondit, se doutant qu’il ne répondrait probablement pas avant treize heures. Mais quelques secondes plus tard, ô surprise ! Il lui avait répondu. S’ensuivit une conversation, mais Selemba n’était pas très concentrée. Finalement, à moins cinq, elle se releva et partit en cours, de mauvaise grâce. Et pour cause, ce matin-là, elle avait amphi avec Tenebrus, alias le Démon. Mais cette journée serait agréable, car il ne pouvait en être autrement. Coûte que coûte.

Lorsque Selemba poussa la porte de l’amphi, Damon Tenebrus était déjà là, et il commençait à s’installer. Cinq minutes de plus et Selemba se serait faite ridiculisée devant tout l’amphi par ce dingue de prof, mais par chance, elle se glissa discrètement jusqu'à un groupe de ses amis, et s’assit sans se faire repérer. Une fois assise, Selemba salua son groupe d’amis, et s’installa sur les inconfortables sièges de l’amphi. Tenebrus commença son cours. Une fois n’était pas coutume, il utilisa un film pour illustrer ses propos. La lumière de l’amphi baissa. Le cœur de Selemba rata un battement. Vite, avant que la lumière ne soit totalement éteinte, elle ferma les yeux, puis entreprit de farfouiller dans son sac. Assez vite, elle mit la main sur ce qu’elle cherchait : ses lunettes noires. Toujours sans ouvrir les yeux dans l’obscurité, elle les sortit et les posa sur son nez. Enfin, elle ouvrit les yeux.

Par chance, le film en était encore au générique. La jeune femme soupira de soulagement. En effet, Selemba savait pertinemment que dans l’obscurité, ses yeux phosphoraient en rouge sombre. Les lunettes étaient spécialement conçues pour dissimuler leur couleur dans l’obscurité. La monture épousait la forme de son visage, et les verres étaient spécifiquement traités afin qu’elle puisse voir au travers, mais dans l’autre sens cela ne fonctionnait pas. Sans le savoir, elle avait copié le système de la Reine de Glace, qui dissimulait son visage derrière une voilette avec le même système. Elle qui n’aimait pas la royauté, c’était loupé.

Quand les lumières revinrent, elle fit prestement disparaître ses lunettes spéciales, afin qu’on ne lui pose pas de questions. Puis elle jeta un coup d’œil aux alentours. Par chance, personne n’avait rien remarqué de son petit manège. Elle souffla doucement, de soulagement. Le reste du cours se passa sans autre incident. Selemba et ses amis conservèrent un silence quasi-religieux durant tout le cours. Aucun d’entre eux ne souhaitait se faire remarquer par le Démon, à moins d’être suicidaire. Ou inconscient. Ou les deux.

Quand s’achevèrent enfin les trois interminables heures, la petite bande se précipita dehors, avec un soupir de soulagement. Evelynn, la seule autre noble du groupe, les observa, amusée.

« Au moins son cours est’il intéressant, c’est déjà ça, non ? »

Castiel, le rockeur du groupe, secoua ses cheveux rouges d’un air consterné :

«Si c’était moins un c****d, je te concéderais volontiers que son cours est génialissime, mais comme ce n’est pas le cas, tu vas devoir attendre longtemps, désolé !! » Il lui lança un clin d’œil malicieux.

«Mouif…»

Le débat se poursuivit ainsi jusqu'à la cantine.          


Acte 2 - At lunch :
Tell me what I’ve done

Une fois arrivés à leur lieu de déjeuner, la conversation déviât assez vite sur le contenu du menu. Justin et Ràmon parièrent sur le menu.
Pendant ce temps là, Sarah et Castiel étaient partis réserver une table pour leur groupe. Evelynn jeta un coup d’œil à son amie. Celle-çi suivait Castiel des yeux.

«Dis moi miss, tu n’en pincerait pas un peu pour Cast’, par hasard ?»

«Moi ? Bof…Ch’ais pas. Ptet. Mais tu sais aussi bien que moi que ce n’est pas possible.»

«Qu’est ce qui serait le plus freinant, d’après toi ? Perso, je pense qu’il se tairait au sujet de tu-sais-quoi.»

En effet, la jeune femme était au courant pour le pourcentage d’hybridation de son amie, car une fois elle l’avait surprise à boire du sang, tiré de l’emballage d’un steak frais. Selemba lui avait alors expliqué le pourquoi du comment, et son amie avait juré de garder le secret.  Même si cela ne la nourrissait pas vraiment, Selemba ne pouvait s’empêcher d’aimer le goût, et elle devait en boire régulièrement, sinon, la sensation lui manquait.

«Hon, c’est pas ça qui m’inquiète. C’est la différence de niveau social. Mes parents s’en fichent, du moment que je ne me marie pas avec, m’enfin bon…»

«Ah, ouais, je vois. Tant pis, j’aurais essayé, au moins.»

Reconnaissante à son amie de ne pas insister, Selemba lui fit un clin d’œil. Mais quelques instants plus tard, elle se retrouva assise en face du ténébreux rockeur, et elle réalisa qu’elle s’était faite avoir. Evelynn avait manœuvré de telle sorte que cela se produise, et observait attentivement et discrètement la réaction de Selemba. Celle-çi lui fit un sourire plein de crocs. Son amie secoua la tête, mais ne se départit pas de son sourire de requin. Selemba leva les yeux aux ciel, mais n’insista pas. Elle savait ses crocs tranchants et dangereux, et son amie le savait aussi. La jeune duchesse entreprit donc de faire la conversation à Castiel. Comme souvent, il parla musique, et comme la jeune femme écoutait sensiblement le même genre de groupes et de style, ils sombrèrent bientôt dans un discussion passionnée sur les mérites comparés du rock et du métal. Evelynn les observait du coin de l’œil, ravie.

Selemba observait les réactions de Castiel tandis qu’il discourait sur les mérites du rock underground. Elle ne put s’empêcher de remarquer qu’il avait des yeux magnifiques, d’un gris acier hypnotisant. Alors elle fit quelque chose qu’elle n’avait pas tenté depuis longtemps. Fermant les yeux, elle laissa son ouïe et son odorat s’approprier les caractéristiques du jeune homme assis en face d’elle. Au beau milieu de la cantine, on aurait pu croire que c’était quasiment impossible, pourtant elle arrivait à se focaliser sur lui, et uniquement sur lui. Et il sentait très très bon…

«Je t’ennuie ?»

Surprise, elle rouvrit les yeux. Il l’observait d’un air intrigué. Elle lui sourit, sans dévoiler ses crocs.

«Non, du tout. J’aime t’écouter.»

Agréablement surpris, il ne répondit pas et détourna le regard en souriant.


Acte 3 - In the afternoon :
I can’t go back to the past

Les conversations au sein du petit groupe battaient leur plein. Evelynn consulta sa montre.

«Selemba, tu viens ? La prochaine salle est loin, et on est pas spécialement en avance… »

L’intéressée acquiesça sans mot dire, se leva et suivi son amie qui posait son plateau. Justin, le naïf du groupe, les interpelât alors qu’elles s’éloignaient :

«Vous allez où ?»

Mais Sarah, la dernière fille du groupe, lui mit un coup de coude dans les côtes, car elle savait où ses amies se rendaient. Et elle savait pourquoi elles ne le mentionnaient pas directement.

«Mais tu peux pas te taire ?!»

«Maieuh !!»

Si les deux jeunes femmes n’avaient pas répondu, c’est parce qu’elles se rendaient au cours « Comment devenir un parfait noble ? ». Elles n’en étaient pas fières, mais leurs familles respectives ne leurs avaient pas vraiment laissé le choix. Evelynn et Selemba faisaient partie des rares nobles qui n’étalaient pas leur pouvoir, et qui dissimulaient la puissance de leurs familles. Evelynn était Marquise, un cran en dessous de Selemba, ce qui ne les avaient pas gênées pour se lier d’amitié. Leur soutient mutuel ne se révélait pourtant qu’au moment des cours de la noblesse. En effet, la prétention et la jalousie des autres qui n’avaient par leur rang les faisaient mourir de rire à chaque cours. A chaque fois que l’un d’entre eux s’exprimait avec pédance, elles ne pouvaient s’empêcher de glousser comme des dindes, ce qui fait que les autres les prenaient pour des écervelées. C’était mieux ainsi, sinon elles auraient eu toute la classe à dos pour un bon moment, or elles fréquenteraient ces gens-là bien après leurs études, dans un cadre de travail.

Ce jour là, le cours portait sur la démarche qu’un parfait petit noblion se devait d’avoir en société. Au début, elles ne firent pas attention au cours, car Selemba racontait la proposition de son cousin à Evelynn. Son amie était plutôt introvertie, et cela n’était pas sa spécialité, mais elle en pinçait pour le bel Axelandre. Elle accepta donc la proposition, car cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu le jeune homme. Selemba dégaina son téléphone et envoya un message auquel elle eu aussitôt une réponse.

A ce stade de la conversation, elles daignèrent s’intéresser au cours. Voir les autres se pavaner tels des paons fut trop pour les deux amies. Une crise de fou rire se déclencha presque aussitôt, sans possibilité de se contrôler. Le professeur, d’ordinaire très respectueux du pouvoir, ne put s’empêcher de les rappeler à l’ordre. Et la transformation s’opéra. De deux dindes écervelées et gloussantes, les deux jeunes femmes devinrent en un instant deux statues de glaces, aux regards froids et méprisants. D’une voix qui avait perdu toute chaleur, Evelynn lui répondit. Selemba enchérit, avec un ton traînant, terriblement insultant. Le professeur se figea, puis à la surprise de tous, les félicita pour leur attitude, quoiqu’il la trouvât un peu exagérée. Les deux amies reprirent leur « apparence » habituelle, et se sourirent. Elles s’étaient entrainées en secret, en prenant exemple sur la reine, même si Selemba désapprouvait. Le cours et la journée s’achevèrent enfin. Selemba salua Evelynn, qui partait de l’autre côté, puis elle rentra, toujours à pied.


Acte 4 - At dinner :
I won’t forget them all

Lorsque Selemba rentra chez elle, ses parents, Valéria et François Sangréal, l’attendaient, pour pouvoir la voir un peu avant qu’elle n’aille à ses cours du soirs. Ces cours étaient dispensés par une annexe de la garde royale, spécialement détachée auprès de l’académie en tant que professeurs. La jeune femme leur parla –brièvement – de son succès lors du cours pour les nobles. Ils furent ravis que leur fille comprenne un peu mieux le genre de responsabilité qui lui incomberait plus tard. Elle n’y accordait en réalité aucun intérêt, mais elle désirait leur donner le change afin d’être un peu tranquille. Rapidement, ce fut pour elle l’heure de partir, aussi ne s’éternisa t’elle pas auprès de sa famille. Elle se saisi de son gros sac de sport, noir avec des sangles vertes, et ressortit. Le cours portait sur les agressions à mains nues, ce soir-là. La jeune femme se fit un malin plaisir de projeter aussi souvent que possible ses adversaires dans le décor. A son retour, ses parents la pressèrent pour qu’elle viennent diner. Visiblement, ils avaient une grande nouvelle à lui annoncer.

« - Ma chérie, te souviens-tu de Naimethanh d’Ensisheim ? »

Selemba grogna. Ce type au nom imprononçable était de retour ? Il était encore en vie ? Dommage. Sa mère poursuivit, sans se rendre compte de rien.

« - Son bateau est arrivé ce matin, et il a tout de suite appelé pour prendre de tes nouvelles. »

« - Que lui as-tu répondu ? »

«- Que tu était en cours, et que tu le rappellerais si tu en avais le temps. Je sais que tu ne l’aime pas beaucoup, mais tu pourrais faire un effort ? »

« - Oui… Si je n’ai pas trop de travail…»

Sur cette promesse vide de sens qu’elle comptait oublier le plus vite possible, Selemba monta dans sa chambre. Avec Axelandre, elle avait monté un protocole quand elle faisait le mur pour sortir en sa compagnie. Il ne lui restait plus qu’a attendre.


Acte 5 - In the heart of darkness :
Who is the real weak ?

La jeune femme n’eut pas longtemps à attendre. Son téléphone vibra, un message reçu. C’était juste un « OK, voie libre, j’y suis. » Selemba se redressât et quitta son grand lit à baldaquin. Elle s’était douchée discrètement puis avait changé de sous-vêtements, avant de remettre ses fringues du jour. Pour le thème de la soirée, c’était suffisant. Elle se glissa dans sa salle de bains, sans faire le moindre bruit. Le plus doucement possible, elle ouvrit sa fenêtre et se pencha. Une échelle du jardin était posée juste sous sa fenêtre, son cousin était en bas et la tenait. Il leva la tête et lui sourit dans la pénombre qui n’était que faiblement éclairée par un verpadaire, genre de lampadaire avec un ver luisant à la place de l’ampoule. Elle passa une jambe puis l’autre sur l’échelle et referma du mieux possible sa fenêtre, qu’elle n’aurait qu’a pousser pour rentrer. Son cousin l’accueilli avec un grand sourire.

« - Paraît que t’as réussi à convaincre Evy ?»
« - Avoue tu m’aime. »
« - Ouaip, carrément. Mais ça, tu le savais déjà. Tu as beaucoup négocié ?»
« - Nan, faut juste qu’on aille la chercher.»
« - Okay, no sushi. C’est pas un gros détour, par rapport à notre trajet. Pis on est ducs, on fait ce qu’on veut. Si on veut être à la bourre, c’est notre blem !»

Selemba acquiesça et le suivi. Les amis des deux jeunes gens avaient des vélos, pour certains, mais la plupart se déplaçaient à pied, c’était plus discret que de prendre un taxi, surtout à cette heure-çi, où les rues étaient vides. En une dizaine de minutes à peine, ils arrivèrent devant la maison d’Evelynn. Celle-çi les attendait, cachée dans sa haie. Avec Selemba, lors d’un de leurs « aprèms de révisions », elles avaient aménagé cet espace dans les plantes, afin qu’Evelynn puisse s’y dissimuler en les attendant dans ce genre d’occasion. Elle n’était visible ni de la rue ni depuis chez elle, mais Selemba sentait son parfum. Elle murmura pour que son amie sorte, et ils s’empressèrent de filer pour que personne ne les voient de la maison.

En une vingtaine de minutes, ils furent arrivés à une gigantesque maison dont toutes les lumières étaient allumées et d’où sortait un bruit monstre. La bande se glissa précipitamment à l’intérieur, avide. Aussitôt, l’ouïe sensible se Selemba fut assaillie d’une multitude de bruits, dont le pire était la puissance de la sono. Avec un soupir, elle sortit une petite boite contenant des bouchons d’oreille et se les glissa, afin de préserver un peu son audition. La soirée se passait plutôt bien, elle vit à plusieurs reprises son cousin et son amie ensembles, et elle croisa plusieurs nobles pas trop stupides dont elle toléra la compagnie pendant quelques instants. Cela jusqu'à ce qu’il apparaisse. Elle le vit avant même que lui ne la voit. En un instant, elle s’éclipsa. Elle chercha Axelandre à toute vitesse à travers la foule, et quand elle le trouva elle lui expliqua qu’elle filait, car elle avait aperçu le type. Son cousin savait pourquoi elle haïssait ce type, et il lui proposa de le faire virer de la soirée, rien que pour elle. Elle lui sourit gentiment mais déclina la proposition, elle craignait qu’il ne devine que c’était à cause d’elle. Puis elle avait eu le temps de s’amuser, cela faisait quatre heures qu’elle était sur place, il était grand temps de rentrer. Il acquiesça, et lui promit de ramener son amie chez elle en un seul morceau. Selemba l’en remercia et quitta la fête aussi vite que la décence le lui permettait.


Acte 6 - At midnight :
Where is the killer ?

Une fois sortie dans la rue, elle ôtât ses bouchons et respira une grande goulée d’air frais. Avoir esquivé cette confrontation lui avait fait du bien, et elle n’aurait pas voulu gâcher cette soirée en adressant la parole à ce type. Calmement, elle se mit en route, il lui faudrait une bonne trentaine de minutes avant d’arriver chez elle. Mais la jeune femme n’était pas inquiète. Elle partit d’un bon pas à travers les ruelles doucement éclairés en vert ou bleu. Tandis qu’elle cheminait, elle restait néanmoins attentive à son environnement. Ce fut parce qu’elle était aux aguets qu’elle se rendit compte qu’elle était suivie. La personne avait calqué son rythme sur le sien, et ne semblait pas pressée de la doubler. Pour le test, la jeune femme ralentit son pas et écouta son poursuivant. Lui aussi avait ralenti son allure. Ce n’était donc pas une coïncidence. Elle passa devant une vitrine et pu apercevoir son suiveur. Il était à la fête qu’elle venait de quitter. La jeune femme eut alors une idée pour s’en débarrasser. Une idée qui n’impliquait même pas qu’elle le casse en deux pour son outrecuidance. Elle s’arrêta et fouilla dans sa poche de jupe. Gagné ! Il lui restait une pièce d’Oz d’argent, coup de bol. Avec un précision dont peu l’auraient crue capable, elle lança la pièce sur le seul verpadaire de la rue. Celle-çi, déjà très sombre, devint carrément noire.

« - Hey ! J’était à la fête tout à l’heure, je peux te raccompagner ? »

La jeune femme avait fermé les yeux. Lentement, elle se tourna vers l’importun, toujours les yeux fermés. Il s’approcha encore, jusqu'à pouvoir la toucher. Il tendit la main dans sa direction…

Elle ouvrit les yeux. Il stoppa aussitôt son geste, muet d’horreur. La jeune femme savait très bien ce qu’il voyait : deux yeux rouges luminescents qui le fixaient comme s’il était comestible. Ce qui était le cas, techniquement.

« Tu m’a l’air perdu…»

Elle se pencha et effleura son cou du bout des lèvres.

« Je peux boire ton sang ?»

Cette dernière phrase sembla rendre vie au type, qui recula en trébuchant. Puis il se mit à courir. Le bruit d’une course effrénée, guidée par la peur. La peur d’une chose terrifiante qu’il ne comprenait pas, mais qui avait l’air bien décidée à le faire disparaître de la surface de cette terre. Le jeune homme trébucha, se rattrapa, trébucha encore. Il n’arrêtait pas de se retourner. Il fuyait. Quand enfin Jehan s’arrêta de courir, il mit de longues minutes à reprendre son souffle. Il était en vie.



Selemba s'exprime en darkorchid !!!! I love you

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