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 Retiens ta respiration... [PV: Ekaterina Carbone]

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John Surcov

Avien soldat

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MessageSujet: Retiens ta respiration... [PV: Ekaterina Carbone]   Lun 11 Mai - 16:58

Une ombre glissa d'un pas pressé dans les couloirs du QG, une mallette à la main. Il se déplaçait avec aisance le dédale que représentait la base Avienne, sans faire un seul bruit. Au vue des embranchements pris, sa destination ne faisait aucun doute : le stand de tir. John Surcov déboula dans la grande pièce munie d'un mur en verre, bloquant le passage d'un grand champs de tir long de 700 mètres, possédant plusieurs cibles plus ou moins camouflées et protégées, ainsi qu'un grillage barbelé empêchant toutes interruptions indésirables sur la zone mortelle. Dans la partie couverte, là où se mettaient les tireurs, se trouvaient un petit rebord devant la grande vitre creusée de carrés permettant le tir, ainsi que de casier le long des murs et d'une grande table. Sans hésitation, le militaire s'approcha d'un casier, l'ouvrant d'un tour de clé, révélant plusieurs chargeurs. Il en tira un du rangement, le déposant sur la table, avant de refermer le casier. Il déposa alors délicatement la mallette en cuir sur la table noir, l'ouvrant d'un petit "clic", découvrant ce qu'elle contenait : un fusil de précision démonté en plusieurs petits morceaux : la crosse, le chargeur, le canon, etc... Il tira les morceaux un à un, les posant sur la table, puis referma la boîte, la déposant sur le sol à ses pieds. Il se mît alors en marche : saisissant les parties de fusil une à une, il les assembla machinalement, habitué d'effectuer ce geste depuis longtemps.

Il assembla finalement la dernière pièce, et observa son œuvre : son fidèle fusil, offert par son père, était rutilant de propreté, du moins autant que pouvait l'être un fusil aussi vieux, mais toujours autant terriblement efficace. Il attrapa son chargeur, puis l'enfourna dans l'arme, tirant sur le barillet qui effectua un petit "clic-clic", signe que la première balle était chargée et prête à faire feu. Il saisit alors son arme à pleine main, s'approchant du comptoir. Il avait posé un canon silencieux sur l'engin mortel, permettant ainsi à ce dernier de ne pas lui déchirer les tympans sans qu'il est besoin de mettre de casque. Il s'appuya sur le rebord, passant son canon à travers la vitre, appuyant la crosse contre son épaule. Il approcha son œil du viseur, cherchant une cible. Là. Un mannequin d'entraînement, posé à quelques centaines de mètres de lui.

Il se concentra, calmement tous tremblements, réduisant son souffle à son minimum. Il laissa ses mains guider l'arme millimètre par millimètre, laissant le viseur se déplacer lentement vers la tête de la cible. Il était en place. Il retint son souffle, serrant la mâchoire, concentré à son maximum. Il appuya sur la détente. Une détonation, très légère, puis la balle partit dans un petit "Pfuuuw...". Puis, le bruit lointain de quelque chose fracassant rapidement un bout de bois. Il se détendit, retirant son fusil de son épaule, se servant de ses yeux d'aigle pour voir au loin. La balle était rentrée en plein dans la tête de la cible. Il sourit légèrement. Il murmura :

Touché...


Il tira une nouvelle fois sur le barillet, et une cartouche vide s'éjecta du fusil, tombant à ses pieds, laissant la place à une nouvelle balle. Il épaula de nouveau son fusil, se préparant à un nouveau tir, se concentrant uniquement sur le champ de tir se trouvant face à lui.
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Ekaterina Carbone
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MessageSujet: Re: Retiens ta respiration... [PV: Ekaterina Carbone]   Sam 30 Mai - 16:54





John & Kaya
« Arrache l'âme au violon. »

Les dernières bribes d'une mélodie entêtante, orchestrée par un violon à bout de souffle. Les notes s'attardent dans les aigus, jusqu'à déclencher une migraine. Elles s'allongent dans les graves, réveillant quelques tremblements chez l'instrumentiste. Elle retient son souffle, Kaya.
Les fragments d'une mélopée disgracieuse s'ancrent à ses tympans, jusqu'à menacer de la rendre dingue. Le bois résonne, sous ses doigts osseux qui pincent les cordes avec frénésie. Les sons qui s'échappent des ouïes ne sont pas laids, seulement mélancoliques. Le souffle manque. Ses poumons agonisent. Sans même le réaliser, l'oxygène a cessé d'y affluer. Elle lâche le violon qui retombe sourdement sur le matelas inconfortable, une dernière note, particulièrement fausse, s'oublie dans les méandres de sa mémoire.
Son sourire renâcle. Il est fade, sur ses lèvres délicates.
L'Avienne caresse sa nuque endolorie, ranimant ses muscles crispés. La douleur s'estompe à mesure que ses massages dénouent les nœuds sinueux qui se propagent dans ses épaules.
Récupérant l'instrument entre ses mains hagardes, Ekaterina le laisse disparaître dans son étui aux coussins de velours sombre, et range le contenant dans sa penderie, caché aux yeux de tous. C'est l'un de ses secrets, ridiculement bien gardé, et jalousement préservé.
Pensive, la femme à la crinière d'argent se laisse retomber entre ses nombreux oreillers, et serre l'un d'entre eux contre sa poitrine en ramenant ses genoux contre sa poitrine.
« Je déteste être en congé. » Qu'elle affirme à l'une des peluches qui traîne, coincée entre le poignard à la lame délicatement ouvragée et son épaisse couverture en fausse fourrure de loup. « Qu'est-ce que je pourrais bien faire, Yuusha ? » Un frémissement hérisse son échine. Quelques perles de sueur gelées se perdent le long de sa colonne vertébrale. Yuusha est sa honte. Il est, parmi tant d'autres, l'un de ces vestiges de son passé tumultueux. L'un des seuls trésors qui ait été sauvé des flammes qui avaient rongé les corps des membres de son clan.
Yuusha. Héros, dans une langue que l'on parlait autrefois, dans un pays ravagé, comme tous les autres. Elle replace sa peluche, et émerge de ses draps. Vêtue d'un tee-shirt beaucoup trop large et d'une culotte aux dentelles suggestives, Kaya se dirige maladroitement jusqu'à son armoire où elle recueille un jean sombre.

Un petit cri de stupeur lui échappe, lorsqu'une main s'abat prestement sur son épaule malingre. « Ah. Je t'ai surprise, Kaya. C'est rare. » Elle lâche un grondement mécontent, suivi d'un soupir désabusé. Ses bottes motardes claquent sur le carrelage pâle des couloirs du QG Avien. « J'te pensais en congé. » Elle triture une mèche de cheveux blancs, et acquiesce silencieusement. Par habitude, ils se pressent tout deux dans la salle de repos des gardes. « M'ennuie. » Qu'elle ronchonne, en récupérant un fil qui se décroche du bas de son tee-shirt. Elle frissonne, lorsqu'un courant d'air caresse ses joues et ébouriffe sa crinière hissé en une queue de cheval sur son crâne blême. Son interlocuteur, blond comme les blés, s'étire en bâillant. Un rôt désagréable se forme dans sa gorge, déclenchant l'hilarité des deux compères.
« T'es crade, Mumu. » Il ricane, en frappant exagérément du poing sur la table ronde. « Plus sérieusement, entre Surcov qui abandonne jamais son arme, et toi qui ramène ton cul, certes agréable à observer, même lors de tes congés… » La chef Avienne tend l'oreille à l'évocation du ténébreux. Les minutes passent sans que son subordonné ne précise ses pensées. « Surcov ? » L'autre opine derechef, affublé de son sourire bêta qui réveille les envies de meurtre de la môme aux cheveux blancs. « Il est allé s'enterrer au stand de tir. » Elle fronce les sourcils. « Oh. Son esprit divague un peu, avant de revenir se poser sur Samuel qui darde son sourire horripilant sur sa supérieure. Pour peu, Kaya se ferait un plaisir de lui briser le nez, à l'occasion. Je suppose que je vais y aller. Tu as du travail. » L'Avienne insiste sur ses derniers mots, pour rappeler au garde qu'il n'est pas en repos, lui. Le rire gras de Samuel se répercute dans le dédale de couloirs. Elle s'agace un peu, mais la sempiternelle bonne humeur de l'Aigle est communicative.

Après quelques détours, et quelques injures sur la disposition des pièces de la base, Kaya pousse les lourdes portes à double battant qui découvre une salle spacieuse. Elle esquisse quelques pas, avant de s'immobiliser. Ses prunelles trouvent automatiquement la silhouette de John. Il est là, concentré sur la cible qu'il vise avec son arme qui semble trop lourde pour la demoiselle.
Un sourire s'attarde sur ses lèvres. Une légère vibration, et la balle se fiche dans la tête de la victime en bois qui éclate dans un bruit assourdissant. Un frémissement lui dresse les poils sur les bras. Son souffle s'arrête, lorsqu'il épaule de nouveau sa bestiole et s'apprête à tirer une seconde fois.
Lorsque la cible émet de nouveau le craquement caractéristique, Ekaterina lâche une exclamation de surprise, en remplissant ses poumons d'oxygène. « T'es doué ! » D'un bond léonin, la jeune femme réduit l'espace qui les sépare et remarque que la cible est percée à la tête et au cœur. « Contente de t'savoir dans notre camp, plutôt que chez nos ennemis. » Kaya lui adresse un sourire lumineux.

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Dernière édition par Ekaterina Carbone le Mar 2 Juin - 16:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Retiens ta respiration... [PV: Ekaterina Carbone]   Mar 2 Juin - 8:04

De nouveau, le silence précédent le tir. Ce silence de mort, assourdissant, presque inquiétant. Plus rien ne bouge, plus rien ne fait de bruit, et même sa respiration est coupée. Son canon est pointé vers l'emplacement "présumé" du cœur de la cible. Comme la toute première fois...

Il se tenait immobile dans le froid et le vent du haut du toit de l'habitation. Les gardes se mettaient en position. La cible était là : un hybride ayant sombré dans la folie. Un mélange entre un humain et un tigre. Sa première grosse affaire depuis qu'il avait rejoint la garde, il y a 3 mois. Son viseur était pointé vers le torse de l'animal, qui rugissait violemment pour avertir les gardes l'entourant et restant à couvert de ne pas s'approcher. Soudain, un des gardes passe à l'action. John ne reconnaît pas son visage. Il est dos à lui. Il se lève de derrière le tonneau où il était caché, et pointe son arme sur le lion. Malheur ! La cible l'a vu. Il saute sur lui, le plaquant au sol. Premier coup de griffe. Un hurlement terrible déchire l'oreillette du sniper. Les soldats semblent hésiter, et une voix ordonne dans son oreillette :

Tir John, bordel, tir !

Le lion se dresse sur ses pattes arrières, se préparant à asséner un nouveau coup de griffe mortel au soldat déjà bien amoché. Le garde Arien ne réfléchie pas. Il appuie sur la détente. La détonation pourtant assez faible semble avoir un son différent à ses oreilles. L'expression du visage de l'hybride se fige dans une expression de douleur. Le sang gicle continuellement, et plus violemment par à coup de sa plaie, placée au niveau du cœur, aspergeant le soldat à terre. Il s'effondre lourdement sur le sol. Mort. Sa toute première victime.

John retire le viseur de son œil, tandis que le nouveau "Crac" du bois brisé se répand dans l'air. Soudain, un petit cri de surprise à sa gauche le fait sursauter légèrement, et il tourne la tête, surpris en voyant Kaya s'approcher de lui en lançant :

T'es doué !


D'un petit bond, elle le rejoignit, observant la cible au loin. John tira sur le barillet, faisant tomber une nouvelle cartouche vide au sol, et se releva pour surplomber la jeune femme de toute sa hauteur, tenant son fusil à la vertical, la crosse posée sur le sol et perpendiculaire à celui-ci. Elle continua :

Contente de t'savoir dans notre camp, plutôt que chez nos ennemis.


Elle lui adressa un sourire lumineux, auquel le soldat répondit par un petit sourire et un hochement de la tête. Effectivement, la plupart du temps, il vaut mieux être dans l'équipe du tireur d'élite, plutôt que contre lui. Il répondit :

Moi aussi je préfère largement être avec vous plutôt qu'avec ces bêtes d'hybrides ou ces idiots d'humains.


Il fit une pause, effleurant le canon de son arme du bout de ses doigts. Il observa quelques secondes la cible percée, s'imaginant un humain ou un hybride à sa place quelques secondes, puis reporta de nouveau son attention vers le capitaine Carbone, demandant :

Tu es venue ici pour t'entrainer ou pour discuter avec moi ?


Il fit une nouvelle pause, puis un nouveau sourire s'étira sur ses lèvres en pensant que Ekaterina était actuellement en temps libre, tout comme lui.

Et, qui plus est, je pensais que tu préférais occuper ton temps libre à patrouiller ou dormir
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MessageSujet: Re: Retiens ta respiration... [PV: Ekaterina Carbone]   Mar 2 Juin - 18:24





JOHN & KAYA
« La môme qui rêvait d'un sourire et d'un arc-en-ciel. »

Un sourire. C'est suffisant pour oublier les dernières heures passées à tyranniser un morceau de bois doté d'une âme qui vibre plus fort que celle de l'Humaine. Un sourire. C'est assez pour se souvenir de la chaleur des longues journées d'été, passées à observer le soleil décliner à l'horizon. Son souffle se fige, le cœur piégé dans un étau qui brûle. « Moi aussi je préfère largement être avec vous plutôt qu'avec ces bêtes d'hybrides ou ces idiots d'humains. » Un sourire indulgent apparaît sur les lèvres de l'Avienne, accentué par un regard légèrement appuyé. Le canon de son arme sur l'épaule, John l'effleure de la même manière qu'on touche un être vivant. Une cartouche roule sur le carrelage où flotte une légère odeur de poudre qui s'est imprégnée, avec les années. « Tu es venue ici pour t'entraîner ou pour discuter avec moi ? » Le visage de la cheftaine se décompose. Les questions ramènent le pourpre à ses joues pâlottes. Un hoquet léger s'échappe d'entre ses lèvres lorsque l'oxygène pénètre à nouveau ses poumons. C'est corrosif. Ça ronge les veinules qui explosent, dans ses yeux écarquillés. « Et, qui plus est, je pensais que tu préférais occuper ton temps libre à patrouiller ou dormir. » Son palpitant rate un énième battement. Ça frise l'insolence. Ça plafonne l'inconscience. Ses mains démangent de se resserrer autour de cette gorge pour faire passer l'envie de sourire à cet imbécile. Ses propres réactions, disproportionnées, l'agacent.
« M'entraîner, évidemment. Son ton est tranchant, une moue désapprobatrice tord ses lèvres délicates. Des patrouilles sont déjà dispersées à travers le continent, je n'peux pas me rendre utile. » Dormir ? La Transformiste y a pensé, après s'être glissée dans ses draps rêches. Ses paupières sont tombées, et les cauchemars se sont insinué sournoisement dans ses songes. Dix minutes après avoir sombré, ses grands yeux s'embuaient de larmes traîtresses et le violon, âgé de quelques siècles, avait été sorti de son étui.

Après quelques minutes d'un silence pesant, Ekaterina réalise que ses armes ne sont pas équipées. Toutes ses lames aiguisées gisent, aux côtés de ses vêtements sales et de ses bibelots inutiles, sur la commode qui fait office de bac à linge.
Les billes gris-bleu se promènent sur les équipements proposés. Des armes à feu. Ses sourcils forment un pli anxieux, témoignant de son incapacité à manier ces… choses. Elle s'approche néanmoins, refusant d'admettre la raison de sa présence dans cette pièce où elle ne pénètre que rarement.
Ses doigts suivent les courbes sinueuses d'un fusil d'assaut, sans s'y attarder. D'autres armes passent entre ses mains. Finalement, son choix se porte sur un Glock 23. Petit, relativement léger, et facile à prendre dans la paume. Du moins, c'est ce qui lui semble. Toutefois, ses connaissances s'arrêtent là. Sa gêne est perceptible, presque autant que le souffle saccadé qui s'échappe de sa gorge.
C'est la première fois que ses doigts se referment sur une autre arme que ses fidèles couteaux de lancer, et sa dague. Le flingue tourne entre ses paluches, avec une prudence extrême. Peut-être pense-t-elle qu'il y a un quelconque risque qu'il lui explose entre les doigts. Ou peut-être pas.
Ses pas résonnent à mesure qu'elle s'approche de Surcov, puis des zones de tire. Elle hésite, réellement indécise.
Son index s'enroule autour d'une boucle blanche qui retombe devant son oreille. Le rouge se propage sur ses joues. « Tu pourrais… Une légère pause. Tu sais… M'apprendre ? » Susurre-t-elle, à mi-voix, en pointant l'arme à feu.
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MessageSujet: Re: Retiens ta respiration... [PV: Ekaterina Carbone]   Mer 3 Juin - 7:59

Suite à sa première question, le visage de la chef se décomposa, changeant du tout au tout, laissant la place à une surprise légèrement hébétée. Elle hoqueta légèrement, et son visage s'empourpra à vue d'œil. Le soldat se retint de rire, observant sa cheffe. Touché, en plein dans la mille même. Il avait vu juste, elle était venu discuter. Une nouvelle, son expression se transforme et son visage devient dur, presque colérique, en se détournant du tireur et en lui lançant d'un ton tranchant et blessant :

M'entraîner évidemment.


Mais bien sur. Elle comptait vraiment le faire croire à quelqu'un ? Et pourquoi s'obstiner-t-elle ainsi à se montrer froide et rigide ? Espérait-elle se faire respecter de ses soldats ainsi ? John n'en était pas sûr... Elle poursuivit, toujours sur le même ton, visiblement vexée par le subordonné qui avait perdu son sourire, et qui, désormais, croisait les bras sur le torse, s'interdisant de sourire pour ne pas empirer la crise de nerfs de la jeune femme :

Des patrouilles sont déjà dispersées à travers le continent, je n'peux pas me rendre utile.


Puis, sans un mot de plus, elle s'éloigna, s'avançant vers les casiers remplis de munitions et d'armes, visiblement terriblement vexée et décidée à faire la tête. Il me valait mieux pas tenter de la résonner, estima-t-il. Cela risquait d'empirer son état. Le sniper décida donc de récupérer son arme et d'aller s'appuyer contre un mur du stand de tir, attentif aux actions qu'accomplissait Kaya. Après un petit temps, elle sembla prendre conscience qu'elle avait oublié quelque chose, que John devina assez rapidement. S'entraîner au stand de tir sans ses armes ? Cela confirmait un peu plus ses soupçons quant à ce qu'elle était venu faire ici. Après avoir balayé la salle des yeux, elle se décida finalement à s'approcher de la petite table présentant à la vue des soldats plusieurs armes de tous types pour s'entraîner. Elle hésita un bon moment, s'attardant sur plusieurs types d'arme différent, les faisant passer dans ses mains, les regardant par fois par des angles étonnant, ce qui renforçait l'amusement du noiraud, qui se retenait d'exploser de rire pour ne pas encore plus vexer le capitaine Carbone. Elle était loin d'être à l'aise avec une arme à feu, et cela se voyait bien. Finalement, son attention se porta sur un glock, qui, après avoir tourné plusieurs fois dans ses mains, fut choisi par la débutante au tir. Elle s'avança vers le stand de tir, passant devant John d'un pas impérial, faisant mine de l'ignorer. Elle arriva devant la grande ouverture faisant face au stand de tir, hésitante. John se tourna pour lui faire face, les bras toujours croisé, un tout petit sourire étirant ses lèvres, comme un sourire qu'on retenait. Il s'attend à la voir essayer de tirer, mais, au dernier moment, elle fait volte-face, un peu honteuse, enroulant une mèche de cheveux entre ses doigts, acte qu'elle répétait souvent lorsqu'elle était gênée, avait remarqué le soldat. Elle demanda alors d'une petite voix craquante, qui aurait pu littéralement faire fondre le soldat :

Tu pourrais... Tu sais... M'apprendre ?


Une nouvelle fois, le tireur dut faire un effort monumental pour se retenir d'exploser de rire. Cette effort se représenta par un petit sourire déformé sur son visage, sourire qu'on tente tant bien que mal de refouler. Il fit finalement se transformer en un sourire non pas moqueur, mais affectueux, et hocha la tête, avant de s'avancer vers la jeune femme et de récupérer l'arme qu'elle lui tendait, effleurant légèrement ses doigts par inadvertance. Ses oreilles rougirent légèrement, et il préféra se concentrer ailleurs sur le champs de tir plutôt que de regarder Kaya. Depuis la fois où ils étaient tombés l'un sur l'autre, les contacts avec la capitaine le troublait toujours un peu, même si il tentait bien de le cacher. Il saisit l'arme à deux mains, tirant en arrière le barillet de sorte à la charger, puis la pointa devant lui, expliquant calmement à Ekaterina :

Tout d'abord tu dois la charger comme cela... Puis tu la pointe devant toi. Pour viser, tu as deux viseurs là et là que tu dois aligner.


Il montra les deux petits viseurs en fer qui trônaient sur le dessus de l'arme à feu.

Une fois alignés avec ton regard, tu vise ta cible avec tes yeux, tu ajustes un peu la trajectoire suivant la distance de la cible...


Il illustra ses propos en visant une cible en bois assez proche, puis releva un peu le canon pour ajuster la trajectoire avec la distance.

Puis tu tires.


Il pressa sur la détente, et la détonation leur blessa légèrement les tympans. Habitué au maniement de cette arme, il fit en sorte qu'elle n'eût que très peu de recul, la tenant fermement dans ses mains. La détonation fut rapidement suivit du bruit du craquement du bois. Il abaissa le pistolet et observa son œuvre. Il avait touché la cible au niveau de la poitrine. Il se tourna vers la jeune femme à ses côtés, puis, lui affichant un grand sourire d'encouragement, il lui tendit l'arme :

Allez, vas-y essaye.

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